COMMÉMORER LA LIBÉRATION DE PARIS EN IMAGE

A travers le regard de Jenna Suru actrice dans la série consacrée à l’événement


Actuellement à l’affiche de la série commémorative La Libération de Paris, aux côtés notamment de Mathilde Seigner et Alix Benezech, l’actrice livre pour Monokrome les motivations de son investissement artistique et patriotique à l’aune de son parcours cinématographique engagé.



Une commémoration 2.0


Depuis lundi 17 aout, la capitale française célèbre les 76 ans de la Libération de Paris. N’ayant pu organiser des commémorations classiques en raison de la pandémie, la ville de Paris s’est adaptée et propose sous la direction de Laurent Bellini et Quentin Delcourt, une série de 13 épisodes de 5 minutes, accessibles en ligne, relatant la Libération.

Bouleversée par la Covid 19 qui contraint les rassemblements, la ville de Paris a fait preuve d’innovation en présentant sous un format numérique une commémoration des événements. Novatrice dans son format, cette initiative entend rendre hommage aux ainés qui ont connu et vécu cette période mais également toucher un nouveau public, tant au niveau des acteurs y participant qu’auprès des téléspectateurs potentiels. Dans cette perspective de recherche de l’hybridité, l’armée d’habitude très présente lors des défilés, est quelque peu « effacée » au profit des historiens auxquels a été confiée la mission de rassembler pour chaque épisode des images d’archives.

Ainsi, dans chaque épisode, un acteur a été convié à narrer un événement à travers la lecture et l’interprétation d’un texte d’un écrivain et/ou homme politique de l’époque. Sont ainsi mobilisés, à titre d’exemple, J.Cocteau, A.de St Exupéry ou encore S.Sweig.

[La série est diffusée depuis le 17 aout jusqu’au 29 aout et accessible en ligne sur le site de la ville de Paris. https://www.paris.fr/].

La Libération de Paris : une participation artistique et patriotique pour Jenna Suru



Jenna Suru, très honorée de participer à cette commémoration cinématographique, interprète non sans émotion un texte d’Ivan Denys, écolier résistant, dans l’épisode numéro 11, à savoir celui consacré à la Libération de Paris, dans lequel résonne l’hymne national. Il s’agit d’un épisode joyeux et optimiste. A cet égard, elle rappel avec justesse que si la guerre fut âpre, elle fut victorieuse et « de cet espoir né après la guerre, il faut s’en inspirer et y puiser le courage de faire éclore aujourd’hui le changement, dont nous avons hérité et que nous devons impulser ».

Très attachée à l’histoire et à sa mise en cinéma avec justesse, comme le prouve la réalisation de son film L’âge d’Or, Jenna Suru a préparé avec beaucoup d’attention ce tournage en lisant des textes, en visionnant des archives de cinéma en regardant quelque film consacré à cet événement dont Paris brûle-t-il (film de R.Clément réalisé en 1966) et surtout tenté de « faire les choses avec le cœur ».

Cette participation fait écho à son investissement éthique, à savoir rendre accessible des faits que l’on connait peu ou mal, susciter la curiosité voir la réflexion.


Engagement artistique et engagement éthique, telle est l’audacieuse conjugaison à laquelle s’adonne Jenna Suru


Selon elle, « l’artiste propose une autre vision du monde, propose une autre sensibilité. En raison de son recours au médium (au sens de support médiatique) et de sa popularité, il a la liberté de faire des choix qui peuvent avoir une portée importante sur la société ». Telle est la tâche à laquelle s’adonne cette productrice, réalisatrice et actrice française.

Ce double engagement en faveur du changement, abordé dans son film l’Âge d’Or, avec cette phrase éponyme « Ce dont le monde a besoin c’est de changement et nous les artistes nous servons à cela », se traduit par sa participation à de nombreux projets éthiques et par la promotion de label tel qu’Ecoprod, qui promeut un cinéma vert. A cet effet elle est la directrice fondatrice du festival du film de Paris que Monokrome aura l’occasion de couvrir du 4 au 7 février prochain. Cet événement, consacré aux films indépendants entend mettre en avant les valeurs qu’elle défend à savoir la diversité, les Femmes et les questions environnementales, tant devant la caméra que derrière celle-ci.



[La page du festival est accessible via le lien suivant : https://filmfreeway.com/ParisIFF]

[La programmation sera connue en janvier prochain].

Jenna Suru, actrice du changement avec enthousiasme et dynamisme que nous aurons plaisir à vous faire connaitre davantage dans un prochain entretien. En attendant portez vous bien en vous souhaitant un bon visionnage de la série La Libération de Paris.


Article par : Gaëlle HEMEURY